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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 11:33
A Shanghai, et probablement ailleurs en Chine, lorsqu’on achète des produits chez un petit commerçant, il est possible de tout négocier. En particulier lorsque les prix ne sont pas affichés. Dans les endroits très touristiques comme vers Yuyuan, il est possible d’arriver  à des rabais impressionnants.

Il y a des trucs comme la négociation, qui ne font pas partie de ma culture, comme par exemple prendre le taxi. J’aime pas trop ça. Maintenant, dès que je peux prendre le métro et marcher un peu, j’en profite. Et ce, à la grande surprise de certaines personnes qui ne sont pas trop habitués à voir des occidentaux dans le métro. On se fait pas mal toiser, mais c’est juste de l’interrogation.


Un autre truc qui est déroutant, c’est les marchands ambulants dans la rue qui vendent tout et n’importe quoi. Des CD, des timbres, des portefeuilles, mais aussi des choses qui peuvent nous intéresser immédiatement. Chaque fois qu’il y a un business à faire, il y a des gens présents. Un jour de pluie ? On entend « saaan, saaan, saaan !» de partout. Plein de personnes sont sorties vendre des parapluies. En ce moment par exemple, il fait froid. Je me suis dit qu’il faudrait que j’achète un bonnet à carrouf… Eh bien non, les marchant ambulant vendent maintenant des grosses chaussettes, des bonnets, des écharpes, des marrons chauds, des maïs cuits à la vapeur…

Au début, j’évitais d’acheter dans la rue, je ne sais pas, en France ça se fait assez peu. Peut-être parce qu’inconsciemment, on pense que c’est synonyme de mauvaise qualité, ou qu’on éprouve une certaine gêne d’être vu en train d’acheter dans la rue. Ici, pas de soucis, même dans les grands magazins, on ne sait pas ce qu’on achète donc on sait que ce ne sera pas de la bonne qualité, mais au moins le prix est en conséquence et négociable. Les filles s’arrètent pour acheter le petit nounours kawai pour accrocher au téléphone, le bracelet en toc. Par mimétisme au début, et naturellement maintenant, il m’arrive de m’arrêter acheter des trucs… des marrons chauds, miam, ou des bonnets. Cette fois-ci, j’avais créé un atrouppement en commençant à négocier le prix avec une vieille dame qui ne parlait pas un mot d’anglais et qui indiquait les chiffres à la chinoise, sur une main. Ca s’était terminé avec le telephone portable pour les enchères.


Une conséquence de ces marchands ambulants, des taxis, de ces artisans, c’est qu’on paie quasiment tout en liquide. Moi qui ne touchait plus à un billet grâce à la CB, ça fait tout drole. Au début, on sort à chaque fois le portefeuille, et on finit par garder une bonne grosse liasse de petites coupures directement dans sa poche.  Je l’ai fait par moi-même, et après j’ai regardé si les expats faisaient pareil. Bingo, directement de leur poche ! Pour les petits achats au début, on éprouve, une petite jubilation, qui avait été perdue, à plonger la main dans sa poche pour en sortir une liasse de billets (souvent de 10 yuan) et de rejouer à la marchande avec un artisan.


Bref, pour en revenir à la négociation, ma première « épreuve » de négociation a débuté lorsque j’ai commencé à acheter les souvenirs. Tout est moins cher ici, on a les moyens de payer sans négocier, mais culturellement, c’est une erreur.  Je commence fort, par un instument traditionnel chinois à 2 cordes frottées au nom imprononçable : erhu. Il a un son bien trippant, et mis à la sauce folk, ça donne ça.

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Auparavant, j’ai rapidement regardé sur le net des conseils pour la négociation à Shanghai. Il faut hésiter, proposer plus bas, faire mine de s’intéresser à autre chose, voir même partir du magazin. Je m’éxécute… Que dalle ! Même pas 10 yuan… Si, il m’a fait cadeau d’1 yuan, je l’ai payé 490 au lieu de 491. Bref, voilà, j’ai appris un peu plus tard qu’il faut s’adapter au produit qu’on achète, et que si le prix est indiqué, il faut faire plus attention à la somme qu’on propose au départ.


Mes négociations ont été plus fructueuses vers Yuyuan, ou les prix sont abusés. Il faut aller acheter quelque chose là bas, c’est trop drôle ! Les vendeurs négocient tous seuls. Mon meilleur coup a été pour du matériel de calligraphie : une pierre à encre, de l’encre en baton et un pinceau que je ne voulais pas acheter tout de suite à cette boutique. Dès qu’on pose le regard plus de 2 secondes sur un bibelot, une vendeuse se jette sur vous : « Il vous plait ? ». Première étape : « Pour vous, je vous fait un prix !». Elle prend la grosse calculatrice (instrument indispensable pour la négociation avec les étrangers, tout les marchands ont la même), et fait un pourcentage ridicule. La, il faut hésiter… Retapottage. Non, c’est trop cher, et c’est pas la marque que je cherche. Après avoir décliné plusieurs fois, elle me tend la calculatrice « Combien tu veux payer pour ça ?». Je voulais partir, du coup, j’ai tapotté un truc, genre le quart du prix affiché. Et la, elle me fait un « Oh my god ! », et puis, à ma grande surprise, elle me fait un petit peu « Up, up ! ». J’ai ajouté un peu plus, et elle a fait « Ok ». Ce qu’il faut savoir, c’est que j’ai encore probablement payé bien plus cher que son prix d’achat, mais elle a voulu me laisser penser que j’ai bien négocié.


En fait, sans le vouloir, j’ai fait le cinéma qu’il faut faire pour négocier, alors que je voulais juste avoir des infos. Bon, si on achète un truc à chaque fois qu’on veut des infos, on est mal barré. Il faut faire attention d’acheter que ce que l’on veut vraiment, et ne pas se laisser avoir par les remises alléchantes qu’ils proposent. Tout est relatif.

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Published by Pakou
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